25-05-12

Prisonniers: droit à la santé...

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La prison de Turnhout (Belgique) est si surpeuplée qu'un part des prisonniers dort sur des matelas sur le plancher d'une cellule qui est uniquement prévue pour 2 personnes.

Les Commissions de surveillance et le Conseil central de surveillance pénitentiaire ont été créés par l'arrêté royal du 4 avril 2003 modifiant celui du 21 mai 1965 portant règlement général des établissements pénitentiaires. Ces organes ont pour mission de contrôler les conditions de traitement réservées aux détenus et le respect des règles en la matière. Des observations doivent toutefois être rapportées au ministre de la Justice et au Parlement et des avis sont formulés sur les questions pénitentiaires.

Ces comités n'ont jamais travaillé et le président du conseil d'administration de ces comités, Dr. Paul Cosyns, a démissionné parce qu'il ne pouvait plus accepter que le ministre de la Justice belge, A. Turtelboom (Parti libéral), ne donne aucune attention aux observations.

Droit à la santé : Droit à la santé Un enjeu de société

Ouardirhi Abdelaziz Albayane : 24 - 05 - 2012 
La promotion et la protection de la santé de l'ensemble des composantes de la population (hommes-femmes-enfants) est la condition sine qua non d'un progrès économique et social soutenu en même temps qu'elles contribuent à une meilleure qualité de la vie et à une véritable justice sociale. Tout le monde en convient, personne ne peut dire le contraire, c'est même une approche saine, responsable, courageuse qui démontre, si besoin est, que la santé est au centre de toutes les actions, de tous les projets, de toutes stratégies, et partant, de la réussite ou non de toute politique de développement digne de ce nom.
Mais que signifie exactement la santé ?
Que pouvons-nous dire à ce sujet ?
Qu'est-ce qu'être en bonne santé ?
L'organisation mondiale de la santé donne une définition de la santé qui est relativement ancienne, mais qui reste d'actualité : «la santé est un état de complet de bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité.
La possession du meilleur état de santé qu'il est capable d'atteindre constitue l'un des droits fondamentaux de tout être humain, quelles que soient sa race, sa religion, ses opinions politiques, sa condition économique ou social».
La Conférence internationale sur les soins de santé primaires réunie à Alma-Ata le 12 Septembre 1978 avait ajouté que la santé est un droit fondamental de l'être humain, et que l'accession au niveau de santé le plus élevé possible est un objectif social extrêmement important qui intéresse chaque individu, quels que soient son âge, ses moyens, sa maladie, son lieu de résidence. La santé est un droit fondamental qui est commun à toute l'humanité, il intéresse le monde entier et suppose pour sa mise en œuvre, pour sa réalisation, la participation de nombreux secteurs socioéconomiques autres que ceux de la santé.
Déclaration universelle des droits de l'homme
Le droit de l'être humain à la santé est consacré dans de nombreux instruments
internationaux , c'est ainsi que la Déclaration universelle des droits de l'Homme prévoit, au paragraphe 1 de son article 25: «Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires.
Comme on peut le voir, le droit à la santé est étroitement lié à d'autres droits de l'homme et dépend de leur réalisation, à savoir les droits à l'alimentation, au logement, au travail, à l'éducation, à la dignité humaine, système d'assainissement adéquat, un environnement sain et hygiénique, droit à la vie, à la non-discrimination et à l'égalité, le droit de ne pas être soumis à la torture, le droit au respect de la vie privée, le droit d'accès à l'information et les droits à la liberté d'association, de réunion et de mouvement. Ces droits et libertés, notamment, sont des composantes intrinsèques du droit à la santé.
Un droit individuel inaliénable
Dans le même ordre d'idées, les Etats parties au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC) avaient reconnu que le droit à la santé c'est celui qu'a toute personne de jouir du meilleur état de santé physique et mentale qu'elle soit capable d'atteindre.
Pour le Comité des droits économiques, sociaux et culturels (CODESC), principal organe qui contrôle le respect du droit à la santé au niveau international, la santé : «est un droit fondamental de l'être humain, indispensable à l'exercice des autres droits humains. Toute personne a le droit de jouir du meilleur état de santé susceptible d'être atteint, lui permettant de vivre dans la dignité». (Mai 2000).
Depuis ces dates, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts et personne n'ignore que la pleine jouissance du droit à la santé pour tous reste un objectif encore lointain. De plus, dans de nombreux cas, en particulier parmi les couches de la population vivant dans la pauvreté, le dénuement et parfois la misère cet objectif reste inaccessible. Mais dans la réalité de tous les jours, dans le vécu quotidien de chacun de nous, la réalité est toute autre. L'accès aux soins, l'accès aux médicaments ne sont pas les mêmes pour tous. Il y a ici et là des inégalités parfois flagrantes et très pénalisantes, ceux qui ont des moyens peuvent se permettre d'être correctement soignés, d'avoir accès à des compétences avérées, des spécialistes de renom, ils peuvent se permettre aussi les meilleures cliniques, les molécules de dernières générations et donc avoir plus de chance.
C'est une réalité qui ne saurait souffrir d'aucune ambigüité, personnellement, je le dis et je le répète, les riches sont mieux soignés que les pauvres, ils ont plus de chance de s'en sortir en cas de problèmes de santé. Les plus pauvres, celles et ceux qui n'ont rien sont les plus pénalisés. Cette situation n'est pas nouvelle, loin s'en faut, ce constat nous l'avons fait, il y a des dizaines d'années déjà. Et nous avons à maintes reprises attiré l'attention des différents responsables du département de la santé et des représentants de la nation sur certaines dérives qui politiquement, socialement et économiquement étaient inacceptables et constituaient de ce fait un sujet de préoccupation constante.
Les raisons d'espérer
Il ne s'agit pas de cacher le soleil avec un tamis comme on dit chez nous, il faut partir du principe que beaucoup de bonnes choses ont été réalisées, mais qu'il reste énormément à faire dans un domaine aussi complexe que celui de la santé et plus particulièrement de mettre cette même santé au service de tous.
Aujourd'hui, avec la nomination d'un nouveau ministre de la santé, qui est un médecin reconnu à l'échelon national et international par les plus grandes sommités du monde de la médecine pour ses grandes qualités humaines, professionnelles mais aussi pour ses grandes capacités d'écoute qui sont autant d'atouts et de préalables qui serviront à ne pas en douter pour redresser le secteur de la santé dans notre pays afin de le placer au niveau voulu par sa majesté le Roi Mohammed VI qui accorde un intérêt constant pour la santé de tous les citoyens marocains.
Aujourd'hui, beaucoup d'espoirs pointent à l'horizon et nous incitent à entrevoir l'avenir avec optimisme.
Le professeur Houcine Louardi a placé le droit à la santé pour tous nos concitoyens comme préoccupation constante de toutes ses actions, ce droit figure bien en place dans sa stratégie pour développer le secteur de la santé.
Ce droit à la santé comme l'a si bien démontré le ministre de la santé lors de ces différents exposés suppose :
Une meilleure disponibilité des installations des biens et des services ainsi que des programmes fonctionnels en matière de santé publique et de soins de santé.
La santé suppose aussi des éléments fondamentaux déterminants de la santé tels que l'eau salubre et potable et des installations d'assainissement appropriées, des hôpitaux bien équipés, des dispensaires, des centres de santé médicalisés, du personnel médical et des infirmiers (ères), qualifiés tout en insistant sur l'apport du secteur privé qui est important.
L'accessibilité est le deuxième élément qui représente l'ossature du droit à la santé, cela suppose que les installations, biens et services en matière de santé soient accessibles, sans discrimination à tous nos concitoyens en particulier aux groupes de notre population qui sont plus vulnérables.
La qualité doit être vécue au quotidien tant au niveau des soins, de l'accueil, les installations, biens et services en matière de santé doivent également être médicalement appropriés et de bonne qualité, ce qui suppose, notamment, des personnels de santé qualifiés, intègres, exemplaires mais aussi des médicaments en quantités suffisantes et du matériel hospitalier approprié.
L'égalité d'accès aux soins de santé et aux services liés à la santé est un aspect du droit à la santé sur lequel, il convient d'insister. Il s'agit de garantir aux personnes dépourvues de moyens suffisants l'accès à des soins de santé de qualité pour empêcher toute discrimination.
Le droit à la santé, c'est aussi le droit à un environnement naturel et professionnel sain, d'où la nécessité de mettre en place tous les moyens et toutes les mesures visant à l'amélioration des aspects de l'hygiène du milieu et de l'hygiène industrielle comprennent notamment les mesures de prévention contre les accidents du travail et les maladies professionnelles ( grâce à une médecine de travail plus rigoureuse ), et autres facteurs environnementaux nocifs pouvant avoir une incidence directe sur la santé de nos concitoyens telle la pollution au niveau des grandes villes.
Enfin, il s'agit de garantir à tous, aux personnes âgées, aux handicapés, aux femmes, aux enfants, aux chômeurs, le même droit, la même santé, les mêmes soins.
Pour atteindre tous ces objectifs et tant d'autres, tous les professionnels de santé (public-privé) se doivent de coopérer dans un esprit de solidarité et de service en vue de faire bénéficier des soins de santé l'ensemble de notre population. 

http://www.midipress.com/maroc/droit-a-la-sante-droit-a-l...

19-04-12

La prison belge n’est qu’un lieu de stockage...

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"La prison n’est qu’un lieu de stockage"

Pour la commission de surveillance, la tuerie de Liège en est une illustration.

Le Conseil central de surveillance des prisons est un organe indépendant, recommandé par le Conseil de l’Europe. Il chapeaute les 25 commissions locales de surveillance des prisons qui comptent chacune dans leur rang au moins un magistrat assis, un avocat et un médecin. Il formule donc des avis qui peuvent être qualifiés d’autorisés. Et il est très critique sur la détention telle qu’elle est pratiquée en Belgique.

"La tuerie de Liège illustre véritablement l’échec de la réintégration dans la société d’un détenu dans la société", relève ainsi son président, Paul Cosyns, un psychiatre anversois, professeur émérite à l’Université d’Anvers connu dans le milieu carcéral pour avoir participé à de nombreux projets de réinsertion des détenus. L’auteur de la tuerie, Nordine Amrani, avait été libéré en octobre 2010. M. Cosyns plaide pour une préparation du détenu à la remise en liberté : voir quels sont ses points faibles et ses points forts tout en organisant la vie carcérale de manière à ce que les détenus soient incités à se réinsérer.

Or, souligne M. Cosyns, la prison n’est "qu’un lieu de stockage". Un constat que partage Gérard De Coninck, son prédécesseur à la présidence du Conseil central de surveillance des prisons (CCSP). Et en tant qu’ancien directeur des prisons d’Ittre et de Lantin, M. De Coninck connaît les prisons de l’intérieur. La priorité d’une prison, relève-t-il, est d’éviter les évasions et ensuite maintenir l’ordre dans ces prisons où règne une violence terrible.

Et les deux hommes appellent les hommes politiques au courage : "Nous espérons qu’ils ne se soumettront pas à la tyrannie de la majorité qui veut que la prison soit la seule peine. Pour nous, la prison doit devenir la peine de l’ultime recours." Soit un discours qui va à contre-courant de la politique actuelle qui vise à construire de nouvelles prisons.

La CCSP plaide donc pour des alternatives à la prison : elle estime que la privation de liberté devrait être limitée au maximum. Or, relève-t-elle, 35 % des détenus en Belgique sont en préventive et 10 % sont des internés. Pour la CCSP, cela ne va pas.

Et de critiquer la location de la prison de Tilburg aux Pays-Bas. Pour la CCSP, ce n’est clairement pas une solution. Même si les infrastructures sont correctes, Tilburg ne permet pas aux familles des détenus de visiter leurs proches qui sont en prison alors que c’est un élément important pour permettre une réintégration en société. Elle plaide pour des peines alternatives à la prison, à l’image de ce qui s’est fait aux Pays-Bas où le nombre de détenus a diminué.

Ce rapport de la CCSP, qui porte sur les années 2008 à 2010, pointe des manquements graves en matière de santé : 10 % des plaintes introduites par les détenus auprès des 25 commissions locales portent sur les soins de santé : longs délais d’attente pour des soins spécialisés, lenteur des interventions médicales et continuité des soins défaillantes sont quelques-unes des critiques. Un constat sans appel.

J. La.   - 17/12/2011

http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/707360/la-pri...

Photo: prison de Bruges

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11-04-12

Activist torturé à mort à la prison de Turnhout

dyn009_original_443_600_jpeg_2640303_6e58f0e1022f48513ce6089fae41209a.jpgLa situation de Marcel Vervloesem est dramatique
 
Le Open VLD (parti des libéraux flamands) veut à tout prix étouffer l'affaire de la pornographie d'enfants de Zandvoort et l'affaire des enfants abusés et violés dans les crêches à Amsterdam (connue sous le nom 'Robert M.' et 'le monstre de Riga')
 
Après avoir envoyé de nombreuses lettres de protestation au ministre de la Justice Annemie Turtelboom et à tous les membres prominents du Open-VLD-, dont l'ancien Premier ministre Guy Verhofstadt qui nous écrivait il y a quelques années q'il était 'choqué' par les abus d'enfants, nous avons reçu hier les nouvelles suivantes:
 
Dans la prison de Turnhout, où il n'y a de place que pour 120 personnes et où 210 prisonniers sont enfermés dont une grande partie dort sur des matelas au sol, Marcel a eté obligé de sortir de sa cellule, soi-disant parce qu'on voulait la peindre. Ceci arrive à un moment où Marcel avait déjà subi de nombreuses menaces et des harcèlements de la part du personel de la prison.
 
Ensuite, il a été enfermé dans une cellule qu'il devait partager avec un musulman qui ne parle qu'un français incompréhensible (Marcel est flamand et sait parler un peu de français). 
La cellule est remplie  jour et nuit  de fumée parce que son compagnon de cellule fume sans arrêt et ne veut pas qu'on ouvre la fenêtre.
En raison du manque d'espace, les vêtements de Marcel se trouvent sur le sol et il est obligé d'écrire sur son lit.
Au moment que Marcel voulait cuire un petit morceau de porc, son compagnon de cellule le lui a interdit.
Se déplacer dans la cellule est difficile parce que son compagnon de cellule a mit un tapis au sol sur lequel il fait sa prière. 
Entretemps, les lettres de la fille de Marcel, de sa petite-fille aînée, et ses amis hollandais qui le soutiennent, ne lui arrivent plus depuis dix jours maintenant, en dépit des nombreuses plaintes à ce sujet auprès de la ministre Turtelboom.
Après avoir voulu l'obliger d'envoyer ses lettres dans des enveloppes ouvertes, ce qu'il n'acceptait pas, on a dit à Marcel que 'on jettera toutes ses lettres à la poubelle'.  
Je pense qu'on a mis Marcel dans une autre cellule pour l'isoler et pour l'empêcher à nouveau d'avoir du contact avec les autres détenus. Il est possible, comme on l'a déjà fait dans le passé, qu'on veut dans le cadre de cette même stratégie bloquer tout son courrier par écrit.
Marcel a payé 20 euros pour le téléviseur, mais il ne peut pas regarder la télévision parce que son compagnon de cellule voit le téléviseur comme sa propriété personelle. 
Le 13 Mars, une amie de Marcel a déposé de l'argent sur le compte de Marcel.  Le 28 Mars seulement l'argent a été versé sur son compte. 
Le directeur du prison lui a dit que 'ses amis hollandais de Klokkenluider online peuvent lui envoyer un petit tapis afin qu'il puisse s'asseoir'. 
 
Comme vous le savez, Marcel, qui à cause d'une simple accusation est enfermé pendant déjà deux mois 'en préventive' dans la prison de Turnhout, est gravement malade. 
Il a un cancer dormant.  Il est gravement malade au cœur et il a été opéré à plusieurs reprises.  Il a une maladie rénale et il souffre d'un très grave diabète.  Sa santé (ou ce qui reste de sa santé) se détériore plus chaque jour maintenant qu'il est en prison.  Et le ministre de la justice A. Turtelboom qui prétend de 'lutter contre la surpopulation des prisons', et les juges qui veulent qu'il se tait sur l'affaire de Zandvoort et sur son emprisonnement scandaleux, le savent très bien.  C'est donc un meurtre.
 
Les juges Vander Flaas et Jacobs du tribunal de Turnhout qui gardent Marcel actuellement en prison, sont le mêmes juges qui ont poursuivi Marcel pendant 11 ans pour étouffer l'affaire Zandvoort.  Comme le Conseil Supérieure de la Justice l'avait officiellement constaté quelques jours avant sa condamnation, tous les éléments et témoignages à décharge avaient disparus du dossier pénale de Marcel au cours du précédent procès contre lui où était constamment nommé 'un pédophile'.
 
Vander Flaas et Jacobs qui nient les résultats de l'enquête judiciaire qui prouve que Marcel est innocent et qui ignorent en même temps le jugement de la Cour de l'Application de la Peine d'Anvers qui plaidait pour la libération de Marcel, attendent soi-disant les résultats de l'examen psychiatrique de Dimitri V., l'homme qui a accusé Marcel.  En continuant de retarder  cet examen, ils gardent Marcel 'en préventive' à la prison en espérant qu'ils  meure.
 
Il est à noter que ces juges utilisent les mêmes pratiques criminelles qu'ils ont utilisées pendant leur précédent procès contre Marcel.
Et comme est actuellement le cas avec ministre Turteboom qui prêche'une magistrature sans le moindre soupçon de partialité' tandis qu'elle a nommé le procureur Jan Poels du tribunal de Turnhout comme son chef de cabinet, l'ancien ministre de la justice  Stefaan De Clerk (CD&V, parti des démocrates flamands) fermait quand il était en fonction les yeux pour ces pratiques criminelles.
 
Les juges de Turnhout.
 
Un bref résumé des pratiques dont Marcel est la victime: des sanctions arbitraires; ses lettres qui sont bloquées; des menaces et des harcèlements; ses médicaments et le régime diabétique qui ont été supprimés pendant 10 jours; l'interdiction de parler à la presse ou à des députés; les éléments à décharge qui disparaissent du dossier;  le rejet systématique des preuves et témoignages à décharge; le refus systématique de prendre en compte les résultats de l'enquête judiciaire; le rejet systématique des arguments de l'avocat; le dénie de la loi sur les droits des prisonniers; la violation continuelle de la Convention européenne des droits de l'homme; la torture; l'interdiction de contacter des associations qui luttent contre les abus d'enfants; l'isolation; l'impossibilité de parler avec les autres détenus; l'utilisation de sa mauvaise santé pour une prise en otage de sa famille, de ses ami(e)s et des gens qui le soutiennent.

Tout cela se fait en toute impunité parce que le ministre de la justice qui, malgré le fait qu'elle est bien informée, ferme les yeux et participe de cette manière à ces crimes.
Il n'y a aucun organe de contrôle ici. Même la loi sur les droits des prisonniers n'est pas appliquée. 
 
Il y a un soi-disant directoriat-général des prisons belges sous la direction d'un certain Hans Meurisse, mais cette administration gouvernementale ne semble pas s'interesser aux droits des prisonniers. Le résultat de tout ça, c'est qu'il y reigne un climat de terreur dans les prisons et que les sanctions arbitraires et l'abus de pouvoir y sont devenu la règle. 
En Belgique, il y a aujourd'hui plus de 10.000 personnes détenues, et ce nombre est en constante augmentation.
 
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Nous lançons un appel à tous pour écrire à Marcel: Gevangenis Turnhout, t.a.v. Marcel Vervloesem, Wezenstraat 1, 2300 Turnhout (Belgique)
Nous sommes prêts à publier vos lettres.  Si votre lettre est renvoyé par la prison de Turnhout, vous pouvez nous contacter: Jan Boeykens, Rue de Faider 10, 1060 Saint-Gilles (Bruxelles), Belgique
 
 
Nous trouvons que si on garde un homme gravement malade en prison tandis que l'enquête judiciaire a prouvé qu'il est innocent, cela constitue une vrai torture.
C'est inacceptable que les juges qui ont etouffé l'affaire pédocriminelle de Zandvoort, ont la permission du ministre de la justice belge qui prêche 'une magistrature sans le moindre soupçon de partialité', de torturer et de garder Marcel jusqu'à sa mort en prison.
Il y a quelques années, la Belgique a été condamné par le Comité européen pour la Prévention de la Torture pour avoir toléré des pratiques de tortures dans ses prisons. l'Etat belge a promis d'organiser un Congrès européen sur ce sujet, mais les tortures et les pratiques criminelles n'ont pas disparu.
Nous vous demandons de protester auprès du Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (CPT) du Conseil de l'Europe et de nous envoyer une copie de votre lettre.

Jan Boeykens, président du Werkgroep Morkhoven
 
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Conseil de l'Europe

Secrétariat du CPT

F-67075 Strasbourg Cedex 

France

Tél.: France: 03 88 41 39 39, Int.: +33 3 88 41 39 39

Fax: France: 03 88 41 27 72, Int.: +33 3 88 41 27 72 

Courriel: cptdoc@coe.int

Internet: www.cpt.coe.int

http://www.cpt.coe.int/fr/apropos.htm

http://www.cpt.coe.int/fr/contactez-nous.htm

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Photo: La recherche de Manuel Schadwald. Marcel travaillait ensemble avec le journaliste du RTBF, Gina Bernaer-Pardaens, qui a été meurtrié.

17-07-11

Monde carcéral belge: 'Tout n'est évidemment pas rose...'

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17 Juillet 2011 - Claude Spinoit a sillonné les couloirs de la prison de Nivelles pendant huit ans. Sa mission était de contrôler le respect du droit des détenus. Dans sa fonction, il a rencontré Michel Fourniret ou Nizar Trabelsi. Mais le moment qui reste particulièrement gravé dans sa mémoire est un face-à-face avec Marc Dutroux. "Quand je suis resté enfermé dans sa cellule parce que les systèmes d’appel des agents ne fonctionnaient pas et qu’il fallait travailler à cellules fermées, c’était assez angoissant, surtout dans la paranoïa du détenu. C’est une expérience un peu désagréable, mais nous sommes là pour écouter et surtout ne pas juger. Mais c’était quand même un petit peu difficile de rester une heure dans sa cellule à écouter ses diatribes très négativistes", se souvient le président de la Commission de surveillance de la prison de Nivelles.

Pendant plusieurs années, il a travaillé bénévolement en plein cœur d’un système présentant des failles. "L’irresponsabilité de l’administration qui quand elle a envie de ne pas prendre des décisions laisse tomber purement et simplement ses acteurs. Cela, nous l’avons vu à de multiples reprises. La meilleure preuve, c’est que nous n’avons pas valorisé notre statut de Commission de surveillance. Mais pensons également aux agents pénitentiaires et aux directions de prison", souligne Claude Spinoit.

Malgré tout, une amélioration importante dans la formation des gardiens amenés à gérer des criminels de haut vol est bel et bien visible. Les Commissions de surveillance doivent-elles être dès lors réorganisées ? Pour Claude Spinoit, il serait préférable que l'"on ne dépende pas du SPF Justice mais que l’on dépende éventuellement d’une Commission parlementaire qui serait beaucoup plus amène de juger le travail que nous faisons. Nous sommes là entre le marteau et l’enclume dans notre mission. Ce qui pose d’énormes problèmes quant à la réalité de terrain".

Après huit ans de service, Claude Spinoit remet son tablier. La place de président est à présent vacante. Le mot d’ordre est clair : respect du détenu et réalisme par rapport à la gravité des faits commis.

http://www.rtl.be/info/belgique/societe/810256/un-face-face-avec-dutroux-le-moment-fort-de-sa-carri-re

17:29 Gepost door Jaap Vandeurzen in Belges, Prisons | Permalink | Commentaren (0) | Tags: monde carcéral belge, 'respect du détenu' |  Facebook |

21-04-11

Prison de Bruges: Arbi Zarmaev reste enfermé

PRISON DE BRUGES: ARBI ZARMAEV RESTE ENFERMÉ

Arbi Zarmaev est toujours enfermé dans une cage en béton d’a peine 2×3 m. dans la section de haute sécurité individuelle de la prison de Bruges.

Pour la première fois depuis quinze jours, sa soeur a eu aujourd’hui la permission de le voir. Hier, l’activiste des droits de l’Homme et membre de Pax Christi Imran Ejiev a également pu lui rendre visite.

Par contre, le frère d’Arbi, Ayndi, n’a toujours pas le droit d’aller le voir, la direction de la prison ayant prolongé de dix jours la période où la visite lui est interdite.
Cette interdiction avait été ocasionée par le fait que le psychiatre de la prison avait dit à Ayndi et sa soeur que leur frère allait bien, tandis que le même jour la femme d’Arbi avait eu la permission de jeter un oeil par la lucarne de la porte sur son mari qu’elle avait vu couché par terre, quasiment sans connaissance. Là-dessus, Ayndi avait reproché au psychiatre d’avoir menti sur l’état de santé de son frère, ce qui aurait donné lieu pour le psychiatre d’avertir le premier ´qu’il serait lui aussi bientôt privé de sa liberté, s’il n’arrêtait pas vite ses commentaires’.
Ce sur quoi, le psychiatre a appelé la police pour leur annoncer que le frère d’Arbi le ‘menaçait’.

Pax Christi, qui soutient Arbi Zarmaev, fit savoir le 8.04.2011 que la Cour pour les Droits de l’Homme avait décidé le 5.04.2011 d’annuler la décision signée par ministre De Clerck et puis approuvée par le Conseil de l’Etat d’extradier Arbi Zarmaev vers la Russie et le pouvoir en place en Tchétchénie.
Pax Christi écrivit à cette occasion ‘que Arbi Zarmaev sera vite libéré’. Mais l’Etat belge a apparemment décidé de tenir Arbi Zarmaev enfermé dans sa cage de la section de haute sécurité individuelle de la prison de Bruges, bien qu’il est physiquement dans un état d’épuisement total et de fort affaiblissement causé par la faim.
Il ne semble pas donc pour l’instant que sa libération soit proche.

Le problème est donc loin d’être résolu. Vu l’état de santé d’Arbi Zarmaev, il vaudrait peut-être mieux aller refrapper un grand coup sur la porte d’Amnesty International.

Photo: Devant le Palais Royale à Bruxelles

17-04-11

Arbi Zarmaev: sa famille a pu le voir un unstant

 

Comme prévu, Arbi Zarmaev – l’homme qui aurait dû être relâché il y a un an- a comparu, le 15.4.2011, après 21 mois de prison devant la Chambre de Conseil.

Le ministre de la Justice De Clerck (CD&V, le parti flamand des chrétiens-démocrates) qui a voulu coûte que coûte extradier Arbi Zarmaev et qui avait négocié à cette fin avec l’ambassade russe, a joué un rôle inadmissible dans cette affaire.

Pendant que le ministre ne peut plus du point de vue légal être vraiment dit ministre, – le pays attendant toujours l’installation d’un nouveau gourvernement,-il a cependant eu l’occasion de commettre plus d’erreurs que seulement celle de violer le principe de la séparation des pouvoirs.

En effet, Arbi Zarmaev a été laissé 4 jours sans boire et manger pendant sa réclusion solitaire à la prison de Hasselt, ce qui a entraîné une déshydratation grave et d’autres dommages pour sa santé déjà gravement atteinte. On lui a aussi administré de force un neuroleptique (Clopixol). Sa famille a plusieurs fois protesté auprès du ministre par lettre recommandée, mais elle n’a jamais reçu de réponse de sa part. Il y a à peu près trois semaines, Arbi Zarmaev a été transféré vers la prison de Bruges, où il a été enfermé dans une espèce de cage pour chiens qui mesure 2 mètres par 3, presque totalement sans lumière, où il était en effet bien pire logé que les chiens d’un chenil, puisque ceux-là ont assez de lumière et d’air frais et on ne les torture pas. Bien qu’Arbi Zarmaev était physiquement complètement épuisé, on le réveillait tous les 15 minutes chaque nuit avec force bruit et lumière. On lui a donné un nouveau neuroleptique qui devait le rendre ´plus sociable´. Juste avant qu’il devait comparaître de nouveau devant le Conseil de l’Etat (il y a à peu près 10 jours) pour voir être approuvée la décision de De Clerck de l’extradier vers la Russie, on a commencé à tenir Arbi Zarmaev dans l’isolement total. La direction de la prison répétait continuellement ´que le prisonnier lui-même ne voulait avoir plus aucun contact´ ni ‘signer la moindre note de la prison lui permettant de correspondre par lettres, de téléphoner, d’avoir la télévision, d’aller à la promenade dans la cour ou d’avoir des contacts avec ses co-détenus´. La famille d’Arbi était désespérée de ne plus pouvoir le rencontrer et craignait qu’il n’allait mourir en prison. Ni leurs visites à la prison, ni celles au cabinet du ministre De Clerck, ni celles au bureau du directeur Hans Meurissen du Directorat-Général des Institutions Pénitentiares, n’ont ressorti le moindre effet. La direction de la prison prétendait qu’on voulait ´respecter sa volonté de s’isoler complètement.

Le 14.4.2011, la famille a reçu une copie de la requête pour sa mise en liberté de la part de son avocat. Et le 15.4.2011 donc la Chambre de Conseil s’est penchée sur l’affaire. La famille d’Arbi a pu le voir un instant et échanger quelques paroles avec lui. Les blessures profondes aux poingets et aux chevilles qu’il a par suite d’avoir dû porter des menottes, paraissaient loins d’être guéries. Une opération chirurgicale n’était plus possible depuis que les blessures qui vont jusqu’à l’os, se sont infectées. Arbi a demandé à sa famille ´pourquoi elle n’était plus venu le voir depuis 10 jours’. Sa raison est intacte, en dépit de toutes les tortures qu’il a connues, de sa réclusion solitaire et des drogues psychiatriques qu’on lui a forcé à prendre.

 

Photo: Avant le Palais Royale à Bruxelles